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Rôle pathogène des tiques

Evénements CalendriersOrganisateursLieux Evénements Dominique Lyme and Co Normandie Vire Older events Le rôle pathogène Parmi les arthropodes, les tiques sont les plus importants vecteurs d’agents pathogènes ; pour les raisons suivantes : Elles sont très communes dans nos milieux tempérés. Elles prennent des repas de sang volumineux et longs, ce qui augmente le risque d’ingestion de parasites par les tiques et leur transmission. La transmission des germes a lieu entre un et trois jours d’attachement de la tique. Par conséquent, une détection de la tique et son retrait immédiat diminue grandement les risques d’infection. Une tique infectée le reste toute sa vie, voire elle transmet ses germes aux générations suivantes. Des études ont montré que l’infection par des germes au cours d’un repas sanguin est de 1% pour une larve, 10 à 30 % pour une nymphe et 15 à 40 % pour un adulte. En effet, les tiques sont parasites à tous les stades de leur vie ; elles s’infectent ou infectent d’autres animaux tout au long de leur vie. De plus, les germes sont conservés lors des mues ; une tique femelle peut aussi transmettre les germes à ses œufs. Elles parasitent de nombreux groupes de vertébrés (reptiles, oiseaux, mammifères), ce qui permet la circulation des agents pathogènes entre les différents groupes. De plus, comme elles prennent des repas longs (plusieurs jours), elles sont transportées par les animaux hôtes parfois sur...

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Controverses

Le risque de maladies à tiques est important en France et encore mal connu. En France, l’INVS note une moyenne de 10 % des nymphes infectées, avec des variations régionales allant jusqu’à 18% pour l’Alsace et l’Auvergne. D’autres agents infectieux pourraient être plus présentsdans les tiques que la bactérie de Lyme, mais ces pathogènes ne sont ni étudiés ni pris en compte dans les analyses et les traitements. Le risque existe fortement, étant donné qu’une personne sur six déclare se faire piquer par des tiques (Alsace, Ile-de-France). Il est encore plus grand chez les professionnels : bûcherons, agriculteurs, etc. Une très grande partie des Français ne connait ni les maladies vectorielles à tiques, ni les gestes basiques de prévention. Moins de 3% de la population possèderait assez de connaissances pour être en mesure de se protéger. En effet, beaucoup de Français sous-estiment les dangers des tiques et rares sont ceux qui savent reconnaître les premiers symptômes de la maladie de Lyme (érythème migrant, syndrome grippal) ou retirer une tique de manière sécurisée. Les médecins généralistes sont trop mal informés des symptômes et des traitements modernes des maladies vectorielles à tiques. De nombreux médecins ont un comportement mal adapté, ce qui conduit à du retard du traitement et des erreurs de diagnostics. Par exemple, ils demandent une sérologie de Lyme devant un érythème migrant, alors que c’est un symptôme prouvant...

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Protocoles de traitement

1. Stade primaire Pour traiter un malade de Lyme au stade primaire, il faut traiter au minimum 3 semaines et jusqu’à disparition des symptômes. En cas de persistance des symptômes au-delà de 3 semaines de traitement,  il convient de rechercher des co-infections ayant pu être transmises par la piqûre de la tique (Bartonella, Babesia, Ehrlichie, Chlalydia…) et de traiter en conséquence. En l’absence de co-infection trouvée, il faut envisager un second traitement de 3 semaines avec une autre molécule. Voici quelques exemples de traitements : 200mg/j de doxycycline (traitement ayant l’avantage de combattre certaines autres infections transmises par les tiques) [1-4] 6g/j d’amoxicilline (compatible avec les femmes enceintes ou allaitantes) [1-6] 2g/j de ceftraxone en IV (généralement réservé aux cas graves ou fulgurants avec des paralysies) [1; 4-5] 200 mg/j de minocycline (traitement réservé pour un usage hospitalier, mais ayant l’avantage de combattre certaines autres infections par les tiques) [2-4]  600 mg/j de lymécycline (traitement ayant l’avantage de combattre certaines autres infections transmises par les tiques) [2-4] Ces 5 substances bénéficient d’une AMM spécifique pour la maladie de Lyme. En cas d’allergie ou d’intolérance, d’autres molécules peuvent être utilisées : azithromycine [1-5], cefotaxime [2-4], céfuroxime [1-5], clarithomycine [2-5], pénicilline [1]… Cependant, ces molécules n’ont pas forcément d’AMM spécifique pour traiter la maladie de Lyme. 2. Stade secondaire ou tertiaire Pour traiter une maladie de Lyme en phase secondaire ou...

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Diagnostic

Suite à une piqûre de tique, le diagnostic peut se baser uniquement sur la présence d’un érythème migrant, sans la nécessité d’un test sanguin. Mais seulement la moitié des malades présentent un érythème migrant. D’autres symptômes peuvent alors survenir (fièvre inexpliquée, douleurs articulaires, fourmillements dans un membre, paralysie faciale…). Voir liste des symptômes. Si l’on excepte le cas de l’érythème migrant (qui ne nécessite pas d’examen particulier), le médecin prescrit une sérologie de dépistage devant une suspicion clinique de maladie de Lyme. Si le test est positif, un test de confirmation par Western-Blot est effectué. Cependant, il est à noter que ces deux tests sont peu fiables et ne détectent qu’environ la moitié des malades : si les tests sont positifs, vous avez bien la maladie de Lyme. En revanche, si les tests sont négatifs, il est impossible de conclure dans un sens ou dans un autre. Le Chef de cabinet de la Ministre de la Santé a lui-même déclaré que ces tests n’étaient pas fiables dans les 12 semaines après la morsure de tique. France Lyme ajoute que ces tests ne sont pas plus fiables au-delà de ces 12 semaines. En cas de résultat sanguin négatif, sans exclure formellement une maladie de Lyme, d’autres pistes diagnostiques peuvent être explorées par le médecin. D’autres tests peuvent aussi être effectués, comme une ponction lombaire avec une recherche par PCR. Mais,...

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